• LE DANIEN DE VIGNY (cinquième partie)

    ANALYSE BIBLIOGRAPHIQUE (suite)

     (72) -1987 - J. C. Meyer. Suite...

     

     

     

    Image5-copie-8

     A : Boutillieria montensis (Briart & Cornet, 1887). B : Solariella sp. C : Solariella n. sp. (Solariella floriani, fide Meyer 1987). D : aff. Circulus montensis (Rutot in Cossmann, 1915). Les barres correspondent à 1 mm.

     

     

    Pseudoliotina-danae--d-Orbigny--1847--copie-1.jpg

       Pseudoliotina danae (d'Orbigny, 1847) . La barre correspond à 10 mm

     

    OBSERVATIONS RELATIVES A PSEUDOLIOTINA DANAE, (d'Orbigny, 1847) fide. Chavan mss (pl. XIII, 10 à 12) (in Meyer, 1985) .

     

    Description rapide.

    Coquille de taille moyenne, discoïdale, sub-plane. Spire circulaire en section, Hauteur (épaisseur)/diamètre = 4/10. Face supérieure légèrement concave. Face inférieure montrant un très large et profond ombilic qui occupe la moitié du diamètre basal. Cordons spiraux nettement dessinés, serrés et finement épineux sur la face inférieure, plus larges et fortement dessinés sur la face supérieure, La périphérie est «arquée par deux fortes carénés épineuses, la supérieure étant ornée d'environ 14 grandes épines triangulaires, creuses, rayonnantes, La dernière spire est, de plus, interrompue par deux ou trois forts bourrelets transversaux circonscrivant la spire et qui se relèvent, ad-oralement, en pavillons épais. L'ouverture est circulaire, non oblique. Le péristome fortement épaissi s'orne, dans la partie supérieure du labre, de longues expansions épineuses. Sur les échantillons gérontiques l'ouverture se décolle complètement,

    Dimensions d'un grand échantillon. Diamètre total 19 mm; hauteur (épaisseur) : 8 mm ; diamètre de la cavité ombilicale: 7 mm.

    Discussion.

    Le genre Pseudoliotina, Cossmann, 1925 est ainsi décrit (in Moore, 1960, p, 266 : « Coquille discoïdale, face supérieure plane; face externe limitée par deux carènes épineuses. La supérieure est la plus forte (…).  Ouverture circulaire, non oblique avec un péristome fortement épaissi ».

     L'attribution générique proposée par A, Chavan (inscription manuscrite sur les échantillons de la collection Hébert) est donc vérifiée. P. danae est une espèce bien individualisée, qui diffère nettement de P.  sensuyi, (Vidal, 1916) par son ornementation épineuse très forte, par son nombre plus élevé de cordons spiraux.

    On la retrouve dans les niveaux daniens de Hontainville et de Laversine. Elle est absente dans les niveaux supérieurs, montiens de ces mêmes gisements.

    Dans ces niveaux montiens on trouve une autre Pseudoliotina que je rapporte à P. nodosospinosa, (Cossmann, 1899)… En voici la rapide discussion.

    Cette espèce diffère de la P. danae (d’Orb. 1847) danienne par sa plus petite taille, par sa face supérieure fortement excavée (elle est pratiquement symétrique par rapport à son plan spiral). L'ornementation de P. nodosospirata consiste principalement, àl'âge adulte, en deux carènes épineuses périphériques (l'inférieure n'apparaissant que très tardivement). II s'y ajoute, sur les faces supérieures et inférieures de fins cordons spiraux épineux. La spire, sur les échantillons adultes, se décolle sur la moitié du dernier tour. Cette espèce montienne est, par ailleurs tout à fait semblable au « Delphinula spinosa », Briart & Cornet, 1887, confirmée dans ce genre par H, Cossmann en 1899 et pour laquelle il crée l’espèce D. nodosospinosa espèce qu’il rapportée ensuite au genre Angaria (1915), attribution confirmée par G1ibert (1973.

    L'organisation structurale, la disposition des cordons spiraux, la présence des carènes épineuses périphériques, l'enroulement nettement planispiralé, l'analogie des jeunes individus de Montainville avec ceux de Mons, me semblent justifierd'une part le regoupenent des deux taxons et d'autre part le reversement de l'espèce montienne dans le genre Pseudoliotina. Je rapporte donc les échantillons montiens de Montainville et de Mons à Pseudoliotina nodosospinosa, (Cossmann, 1899).

     

    Image2-copie-9A : Neritopsis (Neritoptyx) multicostata (Briart & Cornet, 1887). A droite, en haut, opercule de Neritopsis sp. trouvé à Vigny et semblable à celui décrit par Jagt & Janssen (1988) dans les assises daniennes de Vroenhoven. B : Odostoma corneti (Vincent, 1930) espèce fréquente à Vigny et d'aspect très variable. Les barres correspondent à 5 mm.

     

    OBSERVATIONS RELATIVES A ODOSTOMA CORNETI (Vincent 1930) (Meyer, manuscrit de1985)

    Coquille néritiforme, épaisse, de taille moyenne, aussi large que haute, Coquille brèphique aplatie, assez grande, paucispirée. La coquille juvénile, globuleuse, s'orne de costules assez forts, resserrés, réguliers associés sur certains échantillons à une carène périsuturale mal dessinée. C’est typiquement l’O. corneti. Ces échantillons ornés de petite taille sont fréquents dans les biocalcarènites. Les échantillons des faciès construits atteignent une taille plus grande et la coquille est alors très épaisse. Les costules de la forme juvénile s'atténuent sur ces grands spécimens et l'ornementation transverse ne consiste plus alors qu'en de fines lignes d'accroissement, irrégulières. Une carène arrondie marque alors le sommet de la spire. Celle-ci est ornée de tubercules émoussés. Ad-apicalement la surface de la spire se creuse légèrement. De faibles cordons spiraux, plus ou moins noduleux y sont parfois visibles et ceux-ci sont plus nettement marqués près de la ligne suturale qui reste profondément dessinée. Au-delà de la carène, la région ad-orale (ou ab-apicale) est fortement convexe. Quelques obscurs sillons y délimitent de larges cordons spiraux. Mais généralement les formes adultes ne conservent, pour toute ornementation, que la carène bosselée. La coquille épaisse a alors une allure vernissée (le test calcitique est assez fréquemment conservé). Mais l’on observe tous les intermédiaires entre les ormes ornées et lisse. La base est à peu près symétrique par rapport à un axe qui joindrait le milieu du labre au milieu du contour arrière et elle a un contour ovoïde. Cette surface basale est découpée en deux parties sub-égales par le bord pariéto-columellaire qui est parfaitement perpendiculaire au grand axe de l'ove. Le cal basal (septum) est épais et convexe. Celui-ci porte huit dents principales, parfois bifides, saillantes, plus épaisses et plus écartées dans sa région médiane. Goutière siphonale et pariéto-labrale profondes, égales, s'étendant jusqu'à la limite postérieure du cal basal. Labre hémicirculaire épais et lisse, dont le bord biseauté montre dans sa partie ab-apicale (opposée à l'apex) un tubercule arrondi assez faible.

    Les moules internes témoignent de la résorption de la coquille interne et les premiers tours forment une large tubérosité.

    Dimensions de l'échantillon référence. Largeur du bord pariéto-columellaire : 19 mm. Longueur basale : 24 mm. Hauteur (épaisseur) : 19 mm. Dimensions du plus grand échantillon, Largeur du bord pariéto-columellaire : 23 mm. Longueur basale : env. 34 mm. Hauteur (épaisseur) : 24 mm. Danien moyen/supérieur. Matériel étudié : 50 échantillons (30 moules internes; 10 moulages; 10 exemplaires avec le test conservé).

    Pinard (1936) qui a étudié la surface basale du néritidé de Vigny a suggéré son rattachement à Velates schmiedeli, (Chemnitz), espèce bien connue et caractéristique de l'Yprésien. Or les moules trouvés dans le gisement danien diffèrent nettement de ceux de l'espèce cuisienne. En me servant de moules internes recueillis à Gisors j'ai pu constater que ceux-ci sont moins allongés et plus surbaissés que ceux d'0. corneti. Mais c'est évidemment par l'allure de la coquille que les deux taxons sont immédiatement séparables; le cal basal est plus épais chez Velates. Les dents pariéto-columellaires ne sont pas bifides chez l'espèce cuisienne. Enfin la carène arrondie et dépourvue de nodosités de Velates schmiedeli montrent bien que non seulement les taxons sont distincts au niveau de l'espèce mais qu'ils appartiennent aussi à des genres différents. V, schmiedeli n'existe donc pas à Vigny.

    Ce qui est remarquable dans cette espèce ce sont les variants liés à la dynamique du milieu. Les formes lisses épaisses et atteignant une grande taille sont cantonnées dans les faciès construits soumis à l’action des vagues. Les formes ornées plus petites et qui correspondent à l’espèce décrite par Vincent se cantonnent aux sables récifaux qui correspondent à des dépôts soumis à une dynamique plus faible et à une plus grande profondeur (tombants récifaux).

    Les coquilles népioniques et les premières spires très semblables me laisse penser qu’il s’agit, malgré une apparence parfois très dissemblable d’une seule et même espèce. Pour ne pas multiplier inutilement les taxons il me semble raisonnable de rattacher les échantillons de Vigny à l’espèce de Vincent connue à Ciply et à Mons.

    Le genre Odostoma existe dans le Crétacé. Ot denticulatum, (d'Orbigny) est cité du Sénonien et 0. rugosa (Roemer) du Maastrichtien. Ces deux espèces, qui ressemblent aux 0, vignyensis, dans leur forme juvénile, en diffèrent, à l'âge adulte, par la persistance de leur ornementation et par leur allure plus globuleuse.

    O. rugosa Hoenighaus (1830) pourrait correspondre à O. corneti. (Vincent, 1930) espèce de Ciply et de Mons. Cette dernière diffère de la nouvelle espèce par son galbe plus arrondi, par l'absence de méplat ad-apical au-delà de la carène bosselée, par une ornementation transversale qui persiste à l'âge adulte…

    II n'est d'ailleurs pas impossible que les espèces maastrichtiennes, daniennes et montiennes soient à regrouper en un seul taxon et il est probable, compte tenu des  observations faites sur les exemplaires de Vigny, qu'il ne s'agisse que de variants phénotypiques.

    O. vignyensis existe aussi dans les assises daniennes de Montainville.

     

     

    Image1-copie-20.jpg

    A : Briardia sp.La barre correspond à 1 mm. B et C : Teinostoma glaberrinum (Ravn, 1933). La barre correspond à 1 mm. D : Bivonia (Lemintina) vignyensis, n. sp. (fide Meyer, 1987). La barre correspond à 5 mm. E : Clava (Semivertagus) cf. gibbosa (Briart & Cornet). La barre correspond à 1 mm. F : Teinostoma glaberrinum (Ravn, 1933). La barre correspond à 1 mm. G : Clava (Semivertagus) cf. abnormis (Briart & Cornet, 1873). La barre correspond à 4 mm. H : Clava (Semivertagus) urania (d'Orbigny, 1848) (fide Chavan mss.). La barre correspond à 5 mm.

      

    Description de BIVONIA (LEMINTINA) VIGNYENSIS, n. sp. (fide Meyer, 1987).

    Holotype; XVII 499 (coll. pers,). Locus typicus : Vigny (Val d'Oise). Stratus typicus : Danien moyen/superieur. Derivatio nominis : de Vigny (lat,). Matériel étudié : 30 exemplaires dont 6 moulages et 2 échantillons épigénisés.

     

    DIAGNOSE

    Tube coquillier de diamètre important, fixésur des supports divers (craie indurée), ou trouvé à l'intérieur des polypiers massifs (Actinacis). Le tube peut être pelotonné sur lui même, lorsqu'il est libre ou rectiligne (cas où il perfore des polypiers). Surface du tube coquillier montrant trois carènes régulièrement espacées. Son contour externe est alors triangulaire, mais le tube intérieurement conserve une section circulaire (fig. 6). Surface externe (libre) ornée de fortes rides transversales irrégulières et épaisses parfois recoupées de très fins cordons spiraux (souvent effacés). Surface interne (adaxiale, c'est-à-dire correspondant au mur columellaire des coquilles enroulées) montrant d'assez forts cordons spiraux (env. 8). Cette ornementation spirale est recoupée par des replis de croissance forts et espacés. Surface de fixation (rarement observable) bordée par deux carènes plus ou Moins irrégulièrement lobées. Ouverture circulaire et marquée, au niveau de la carène libre par une gouttière qui pourrait bien correspondre à une échancrure siphonale (ce que semble confirmer le dessin des lignes d'accroissement). Bord pariétal arrondi, s'étendant assez loin.

    Moules internes de section circulaire et montrant des replis périodiques peu profonds, L'extrémité ad-apicale de ces moules internes est souvent arrondie, hémisphérique. Ceci traduit l'existence de cloisonnements internes « en verre de montre » analogues à ceux observés chez de nombreux gastéropodes turriculés (turritelles, nérinées…).

    Dimensions de l'holotype. Diamètre externe : 8,5 mm. Diamètre interne : 5,5 mm.

     COMPARAISONS

    L'existence d'une carène correspondant à la gouttière siphonale obturée, son contour transversal triangulaire, son mode de fixation, le fait qu'elle puisse perforer des polypiers rattachent notre espèce au genre Bivonia, Gray, 1842. On pourra la comparer à l'espèce actuelle B. triquetra, (Bivona, 1832).

    B. vignyensis, très abondante à Vigny et à Montainville, n'a, à ma connaissance, pas d'équivalent dans le Danien de Faxe (où existe un Vermiculariidae: Siliquaria ornata, Lundgren, 1852) ni dans le Montien de Belgique, ni même dans le Thanétien.

    Les deux espèces du Maestrichtien; « Vermetus » clathratus, Binkhorst, 1861 et « Vermetus » alternans , Kaunhauven, 1898 sont assez mal connues. Elles semblent différer de l'espèce de Vigny par une ornementation spirale bien dessinée et par l'absence de plis transversaux épais. Mais leur carène médiane les rattachent au genre Bivonia et les séparent radicalement du taxon danien de Vigny.

     

     

    Image1-copie-21.jpgA : Rhinoclavis (Pseudovertagus) gea (d'Orbigny, 1848) (et var. ornata, n. var). B : Pseudoaluco (Globulocerithium) vignyensis, (Bouniol, 1981). C: Benoistia pisolithica, Chavan, 1948. D : Triforis (Epetrium) montensis, Glibert, 1973. E : cf. Cerithiopsis bruennichi, Ravn, 1903. F : cf. Potamides sp. G : Seila aff. tenuifila (Briart et Cornet, 1877). Toutes les barres correspondent à 10 mm.

     

    Image6-copie-3A : Chondrocerithium instabile (Briart & Cornet, 1873). B : Cerithium (Campanilopsis) uniplicatum (d'Orbigny, 1845). C : Cerithium (Campanilopsis) uniplicatum (d'Orbigny, 1845) var dimorphum (d'Orbigny, 1845). D :   Campanile maximum (Binkhorst, 1861). E : "Cerithiopsis sp.". Toutes les barres correspondent à 10 mm.

     

    REDESCRIPTION DE  CAMPANILOPSIS UNIPLICATUM,  (d'Orbigny, 1848) (texte de 1987)

     

    Cerithiumuniplicatum, d'Orbigny, 1848 (1850), B.S.G.F. (2), t. VII

    Cerithium Ryckholti, Briart & Cornet, 1873, fasc. 2, p. 46, pl. IX, fig. 10 

    Cerithium Corneti, Rutot & Van den Broeck, 1886, Ann. Soc. Géol. Belg. t XIII, p. 122

     Cerithium corneti, Vincent, 1930, p. 27

     Holotype : coll. Hébert (d’Orbigny) U. Paris VII

     

    DESCRIPTION

    Grande coquille turriculée, épaisse. Angle spiral important : 23 à 27°. Coquille embryonnaire et premiers tours inconnus. Plus jeune spire observable ornée de 4 cordons spiraux subégaux, assez larges. Rapidement le cordon adapical s'élargit tandis qu'apparaît dans l'intervalle séparant les autres cordons de minces filets spiraux. Lorque la coquille atteint 40mm, la bande spirale occupe 1/3 de la hauteur et elle s'orne de bourrelets réguliers peu saillants et espacés. Les trois cordons antérieurs bien plus étroits s’ornent de granules resserrés. Entre les deux cordons médians,espacés, le filet spiral s'épaissit rapidement et s'orne de granules. On a donc alors 4 cordons spiraux granuleux situés au-dessus de la large bande adapicale. Quand la coquille atteint 80mm, les trois cordons médio-spiraux forment des bandes presque planes séparées par des sillons d'égale largeur, également plans. La large bande adapicale ne montre alors que de vagues ondulations. La suture, bien dessinée, est soulignée par un léger décrochage dû au recouvrement de la spire suivante. Quand la coquille atteint son plein développement, c'est-à-dire 180 à 200 mmde long, l'ornementation granuleuse des cordons est complètement disparue. Ils forment alors des bandes onduleuses subplanes faisant très peu relief sur la surface spirale. Leur intervalle est marquée de très fins filets spiraux, lesquels ne sont visibles que sur les exmplaires exceptionnellement conservés. Sur l'ensemble de la coquille on n'observe pratiquement pas d'ornementation transversale (rares lignes d'accroissement largement et régulièrement opistogyres). Surface basale très peu élevée, légèrement convexe, lisse, largement arrondie sur sa périphérie. Columelle, courte, subdroite, s'évasant obliquement au niveau du fort repli siphonal qui la termine, Celui-ci borde une échancrure siphonale oblique, étroite et très profonde. Le labre, non réfléchi, non épaissi est largement prosocyrte dans sa région basale et opistocyrte extérieurement. Bord pariétal très mince, discret.

    Le moule interne est caractérisé par son galbe arrondi. Le repli siphonal est constant et l'on n'observe aucun pli columellaire véritable. Sur les jeunes exemplaires apparaissent périodiquement 4 denticules internes disposés comme suit : deux, épais et arrondis, sont disposés sur la surface basale du labre; un autre se situe sur la partie antéro-externe du labre; le dernier arrondi, placé sur le bord pariétal, est proche de l'angle pariéto-labral.

    Dimensions, Echantillon XVII 16 (moulage), 12 spires. Hauteur; 155 mm. Diamètre dernier tour : 64 mm, Hauteur du dernier tour : 21 mm.

     

    REMARQUES SUR LE TAXON CAMPANILOPSIS, Chavan, 1948

    Les grands "Cérithes", très abondants à Vigny, ont été séparés, par Chavan en 1948, en deux ensembles fort éloignés systématiquement.

    A) Les formes rattachées au Sous-Genre Campanilopsis créé par Chavan pour les espèces ne montrant qu'un pli columellaire (pli siphonal) et qui ont été rattachées au genre Telescopium Montfort, 1810, donc à la famille des Potamididae.

    B) Les formes rattachées au  genre Campanile, Bayle, 1884 regroupent les espèces qui montrent deux plis columellaires (en comptant le pli siphonal), lesquelles font partie (selon Wenz, Moore, et Abbott; plus anciennement selon Cossmann et Boussac) de la famille des Cerithidae,

    Les espèces suivantes du DANIEN et du MONTIEN franco-belge sont a regrouper dans le sous-genre CAMPANILOPSIS :

    - « Cerithium » dimorphum,    d'Orbigny, 1848 (1850),  de Montainville

    - « Cerithium » Coemansi,    Briart & Cornet, 1873,   de Mons  

    Ces taxons sont a fondre en en une seule et même espèce : « Telescopium » (Campanilopsis) dimorphum, (d'Orbigny) fide CHAVAN,1949.

    J'ajouterai au genre Campanilopsis, selon les critères de Glibert, 1973 (p, 36) : 

    - « Cerithium » uniplicatum,   d'Orbigny, 1848 (1850)   de Vigny

    - « Cerithium »  Corneti,     Rutot & Van den Broeck, 1886 de Cuesmes

     

    Les espèces suivantes du DANIEN et du MONTIEN franco-belge sont regroupées dans le genre CAMPANILE;

    - « Cerithium » Hebertianum,   d'Orbigny, 1848 (1850)   de Montainville et Vigny

    - « Cerithium » nerineale,    Briart & Cornet, 1877   de Mons

    - « Cerithium » Barroisi,    Briart & Cornet, 1877   de Mons

    - « Cerithium » Chelloneixi,   Briart & Cornet, 1877   de Mons

    - « Cerithium » Ryckholti,    Briart 1 Cornet, 1873   de Mons

    Ces dernières espèces me semblent devoir être regroupées dans une seul et même espèce : Campanile hebertianum, (d'Orbigny) fide CHAVAN, 1949 .

    - « Cerithium » maximum,     Binkhorst, 1861      de Ciply

    - « Cerithium » Briarti     Rutot & van den Broeck, 1886 de Cuesmes sont a regrouper dans l’espèce

     

    A propos du Campanile maximum (Binkhorst) fide VINCENT, 1930.

    Deux remarques doivent être faites.

    A/ La croissance des premiers tours est imparfaitement connue pour les taxons incriminés. Les jeunes exemplaires montrent une évolution ornementale comparable et un galbe identique. Il est donc difficile d'admettre un écart systématique aussi important (familles différentes). La variabilité de chacune des espèces (par exemple C. dimorphum et Ct hebertianum) est très vraisemblablement tributaire des conditions environnementales et on ne peut utiliser de tels critères pour fragmenter les espèces.

    B/ Le rattachement des espèces daniennes et contiennes à Telescopium est pour le moins douteux. Ce genre n'est effectivement connu de façon certaine qu'a partir de l'Oligocène (Stampien de Gaas). En outre Telescopium montre, contrairement à Campanilopsis des premiers tours subimbriqués ornés de cordons spiraux lisses, un pli columellaire plus bas, plus épais, plus arrondi et enfin une columelle très courte et oblique…

    Ces deux remarques s'ajoutent au fait qu'à Vigny la séparation des taxons de grands "Cérithes" est difficile.

     

    COMPARAISONS

    Pour ce qui concerne les campaniles de Vigny, les moules internes permettent de séparer Campanilopsis et Campanile. Les moules internes de Campanilopsis se reconnaissent par leur galbe non caréné extérieurement. Les spires sont largement décollées et on observe seulement sur les premières spires les denticules périodiques.

    Campanile se reconnaît par l'allure ogivale sub-carénée des spires du moule interne. Celles-ci plus recouvrantes, moins décollées, sont, en section, subquadrangulaires. Elles portent la trace constante d'au moins deux plis (siphonal + columellaire) sur l’axe columellaire mais parfois aussi sur le plafond de la spire…

    Je rattache à C. uniplicatum le Cerithium ryckholti, Briart & Cornet, (1873, fasc. 2, p. 46, pl. IX, fig. 10) à cause de son ornementation spirale, de la position de ses denticules internes et de son unique pli siphonal.

    Enfin la description donnée par M. Leriche (1912, p, 82) dun moule interne de C. corneti correspond en tous points à Campanilopsis uniplicatum.

     

     

    Image4-copie-5.jpgA : Hipponyx consobrinus, (d'Orbigny, 1848). B : Hipponyx ornatissimus, (dOrbigny, 1858).C : Calyptraea supracretacea (d'Orbigny, 1848). Les barres correspondent à 5 mm.

     

    Image7-copie-2.jpgA : Ampullella lavallei, (Briart & Cornet, 1877). B : Tylostoma ampullariaeforme, Ravn, 1902. Les barres correspondent à 10 mm.

     

    Image1-copie-22.jpg

     A : Paleocypraea suecica, Shilder, 1828, var cretacea, Chavan, 1945. B : Eocypraea bullaria (Schlotheim). C : Charonia (Sassia) rutoti, (Vincent, 1930). Les barres correspondent à 10 mm. 

     

    Image2-copie-10.jpgA : Charonia (Sassia) subglabra (Ravn, 1933). B : Hemaplex (Murexul) hannonicus, (Briart & Cornet, 1870) (figure de Briart & Cornet). C : Colombarium heberti, (Briart & Cornet, 1870). D : Latirus (Dolicholatirus) ravni  Chavan, 1949. E : Levifusus aff. irrasus (Conrad, 1834). F : Streptochetus supracretacea (d'Orbigny, 1848). Les barres correspondent à 10 mm.

     

    Levifusus-aff.-mortoniopsis-Gabb-1860-.jpgLevifusus aff. mortoniopsis(Gabb 1860) La barre correspond à 10 mm.


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