• LE DANIEN DE VIGNY (septième partie)

    ANALYSE BIBLIOGRAPHIQUE (fin)

    LES MALACOSTRACES

    Les  déterminations   ont   été   réalisées   à  partir  des  travaux  de Fischer-Benzon,   1866;   Segerberg,   1900;   Woodward,   1901;   Straelen,   1924.


    11  espèces constituent  l'ensemble des crustacés décapodes de Vigny. Il s'agit  de:

    Axius sp,

     

    Paguristes-aff.-johnsoni--Rathbun.jpg

    Paguristes aff. johnsoni,Rathbun. Barre = 2 mm 

     

     Promunida-munidoides--Segerberg--1900.jpg

    Promunida munidoides, Segerberg, 1900 Barre = 2 mm.

      

    crevette-ind-jpg

    Incertae sedis. Barre = 3 mm

    Dromiidae ind., nouveau taxon

     

    Dromilithes-n.-sp-jpg 

    Dromilithes n. sp.

     

     

    Dromiopsis-rugosus---Schlotheim--1820-.jpg

    Dromiopsis rugosus, (Schlotheim, 1820) Barre = 10 mm.


    img225

    Dromiopsis minor, Fischer-Benzon, 1866 Barre = 5 mm.

     

      Necrocarcinus sp.

     

    Carpillopsis-ornata--Fischer-Benzon-1866.jpg

    Carpiliopsis ornata,  Fischer-Benzon, 1866 Barre = 6 mm.

     

     

    Panopeus-faxensis--Fischer-Benzon--1866-.jpg

    Panopeus faxensis,  (Fischer-Benzori, 1866)Barres = 10 mm.

     

    Panopeus-sp-jpg

    Panopeus faxensis,  (Fischer-Benzori, 1866) formes juvéniles ornées. Barres = 6 mm.

     

    var. Panopeus ind.

    Panopeus aff. faxensis,  (Fischer-Benzori, 1866), variants  (?). Barres = 10 mm.

     

    Xanthilites cretacea, Segerberg, 1900

     

     Crabe.JPG

    Espèce ind. (associés avec moules externes de l'algue Uteria brochii) Barre = 1 mm.


    Des espèces qui viennent d'être citées, 7 se retrouvent à Fakse

    La plus significative est Dromiopsis rugosus qui est particulièrement abondante dans les assises de Fakse. Plus rare à Vigny, elle y est aussi fréquente. Panopeus faxensis, rare à Fakse, est à Vigny l'espèce la plus fréquente. J'ai retrouvé ces deux espèces dans les collections recueillies dans le tuffeau de Ciply (coll. de la Fac. Pol. de Mons). Enfin ces deux espèces existent aussi dans les assises basales de Montainville et de Laversine (calcaires bioclastiques durs à lithothamniées). Paguristes johnsoni est une espèce connue dans le Paléocène de l' Alabama.

    Les éléments "modernes" de cette faune sont représentés par les genres Axius, Munida, Xanthilites: ces derniers existent dans le Montien du bassin parisien. Toutefois il faut souligner l'absence à Vigny de Portunus faujasi, espèce connue dans les assises montiennes du bassin parisien (à Bray-Lû).

    Les espèces de Vigny sont donc essentiellement d'affinités daniennes.

    D'un point de vue écologique on notera l'opposition entre les formes fouisseuses, Dromiopsis, Panopeus, Paguristes trouvées essentiellement dans les sables calcaires et Munida, Protomunida, Carpiliopsis, Xanthilites formes de substrats durs, lucifuges, sans doute cavernicoles.

     

     Conclusion.

    "Des 345 espèces comptabilisées 159 sont daniennes, 98 sont montiennes et 24 d'affinité crétacée(...) L'attribution au Tertiaire des assises de Vigny est formellement établi par la présence du genre Globigerina f déjà signalé par Marie et Guillevin). L'ensemble des organismes est plus proche de ceux connus à Faxe et Ciply que de celui de Mons." 

    Les bryozoaires, les brachiopodes , les céphalopodes et les crustacés rapportent les assises récifales de Vigny sans conteste au Danien (passage du Danien moyen au Danien supérieur, sensu Odum, 1966).

     

    J'analyse ensuite les lithofaciès, en reprenant partiellement la classification de P. Marie (52) et note à propos de la craie sus-jacente aux calcaires récifaux (visible dans la carrière 3) : "Si on se dirige vers le point p-28 / 29, on se trouve en face d'un gros bloc de calcaire danien emballé dans la craie massive et désagrégée (...). Celui-ci montre sur sa face inférieure deux fentes d'arrachement dans lesquelles la craie a été injectée (...). Il peut être assimilé à un olistolithe." (fig 23). Le glissement de la craie de recouvrement est donc contemporain de la sédimentation danienne et il s'est réalisé sous l'eau.

     Je sépare au sein des calcaires bioconstruits:

    • Les binstones à Lithothamniées massives
    • Les bafflestones à Polypiers érigés (visibles dans la carrière 4)
    • Les binstones tabulaires .

    Les calcaires bioclastiques se divisent comme suit:

    • Les biocalcimicrites à bryozoaires (base des assises bioclastiques, contact avec la craie).
    • Les tuffeaux qui correspondent à des dépôts assez profonds.

    Les biocalcirudites inférieures reposent parfois directement sur la craie. "Dans ce cas elles remanient d'assez nombreux silex campaniens plus ou moins altérés et arrondis. A ceux-ci s'ajoutent des accidents siliceux de néoformation que l'on peut assimiler à des chailles. Je confirme ici l'observation déjà faite par Marlière et par Marie mais il ne s'agit nullement de silex de néoformation. De plus les biocalcirudites s'organisent en chenaux qui s'alignent selon une direction N 110-130/5-20 N) .

    En ce qui concerne la tectonique et l'histoire du récif de Vigny, je me base sur les données nouvelles (olistolithes et résultats liés à la paléontologie et à l'étude sédimentologique). La mer danienne ne recouvre pas immédiatement la totalité du relief crayeux : "La formation de la ride anticlinale de Vigny a précédée l'arrivée des eaux daniennes et c'est durant les phases de latence transgressive que se creusent les falaises le long desquelles s'édifieront les premiers patchs récifaux... Cette disposition est en elle-même la preuve de la préexistence du relief anticlinal."

    Pour ce qui concerne les failles signalées par R. Marlière (1958) elles existent donc bel et bien (fig. 24). Elles se calquent sur le contour de l'ancienne falaise. "Je pense que celles-ci se sont effectivement formées par suite de la surcharge sédimentaire (...) créant par contre coup un phénomène de décompression, mettant en mouvement une fracturation préexistante: appel au vide lié à l'existence d'une paroi crayeuse verticale (...)

    Je donne pour terminer un aperçu sur l'histoire du récif. J'y distingue les phases suivantes:

    - Période pré-récifale : structuration de l'anticlinal, poussée transgressive, formation des reliefs (falaises), sédimentation nulle mais la surface d'érosion crayeuse est tubulurée;

     - Ensemencement récifal avec formation de sédiments mimétiques;

     - Premiers édifices récifaux en biohermes isolés bordant un large chenal soumis à de puissants courants. «Des blocs de calcaire construits se fissurent, se détachent puis sous l'effet de la gravité ou sous celle plus probable de secousses tectoniques, s'effondrent dans les rudites coralliennes qui commencent de tapisser le fond du chenal. C'est la période durant laquelle s'échouent de nombreux Nautiles...

     - Premiers récifs frangeants littoraux (fig. 24). La transgression marine se fait par à coups ce qui est à l'origine de la morphologie «en marches d'escalier» de la falaise. Les apports gravellaires sont conditionnés par cette avancée irrégulière et leur cimentation par les variations climatiques. Durant les périodes humides «les terrigènes entraînés par les eaux de ruissellement (eaux météo­riques) se bloquent au niveau des vides interstitiels gravellaires et le fer colloïdal (issus de l'altération continentale), sous l'action des ions «chlore», précipite en framboïdes de limonite et parfois de goethite! Il arrive même qu'au niveau de certains nodules et galets de silex il y ait une préciptation de silice opalescente de néoformation: une forme orginale d'épitaxie...».

    - Fin du premier épisode récifal et submersion du sommet de la falaise: la ligne de rivage est déportée vers le Nord-Est et s'aligne sur l'axe anticlinal. Le top reste exondé. La transgression est ralentie.

    - Deuxième épisode récifal (fîg. 25). L'édification récifale se situe alors plus vers l'Ouest comme en témoignent l'organisation et la granulométrie des biocalcirudites supérieures. Les limites de l'ancienne falaise, maintenant submergées délimitent deux zones distinctes dans l'arrière-récif: l’une profonde (60-80 m) et située vers le large, l'autre recouverte par une faible tranche d'eau (moins de 10 m) et qui correspond à la bordure méridionale de l'anticlinal de Vigny toujours partiellement exondé et où se forment de nouveaux abrupts crayeux (moins hauts et plus irréguliers que durant le premier épisode). Ainsi à l'arrière du récif les niches écologiques sont diversifiées.

    C'est durant cette période que les glissements en masse de boues crayeuses, qui vont constituer la craie dite « de recouvrement », ont lieu. La craie délayée s’est accumulée dans de grandes vasques situées au sommet de l’anticlinal  par arasement de celui-ci. Ces zones peu profondes sont évidemment soumises à une dynamique plus puissante. Ces glissements en masse entraînent des blocs récifaux imparfaitement consolidés (diagenèse différente des autres sédiments du second épisode). Il est probable que la mise en mouvement des sédiments résulte de soubresauts tectoniques liés à la structuration de l'anticlinal de Vigny.

    - L'entablement biostromal du Bois des Roches marque la fin de la construction récifale. La poussée transgressive danienne a atteint son maximum et le niveau de l'eau se stabilise. «Les colonies (...) limitées dans leur extension sont obligées de se développer latéralement en donnant naissance à des formations d'apparence tabulaire. Les biotopes s'appauvrissent. Le sommet des formations récifales est marqué par l'apparition de la dolomie et par une faible teneur en Sr. »

    (Géoguide n°26, décembre 1987, 109 pp, 18 pl.)

     

    (73) -1989 - J. C. Meyer. Je donne la description d'un céphalopode coleoïde, Ceratisepia elongata, n. g., n. sp. trouvé à Vigny.
    (Bull. SAGA, "spécial 50 ans", n° 24, p. 30-48)

     

    Le sommeil (1990 – 2011) 

    (74) -1992 -G. Bignot  réétudie les foraminifères de Vigny. Sa liste complète celle d'Y. Guillevin, et comporte de nombreuses réattributions génériques. Il donne la description d' Acruliammina robusta, n. sp, qui correspond dans mon travail de 1987 à Haddonia danica et Coscinophragma cribosum que j'avais signalé et figuré. Il indique que les différences de la faune de Vigny par rapport aux autres gisements montions du bassin de Paris (Meudon, Montainville (haut), Laversine) sont plus écologiques que chronologiques (retour implicite à la terminologie ancienne : dano-montien). Selon lui certaines espèces communes à Vigny et Ciply sont sans signification biostratigraphique car les formations de Ciply et de Mons, quoique superposées appartiennent à la même biozone et sont donc quasi-synchrones- L'association des foraminifères de Vigny "dénuée d'espèces benthiques profondes et de formes planctoniques, est proche de celles du tuffeau de Ciply et du calcaire de Mons et probablement de même âge : P 1 terminal (et peut-être) P2 basai, NP 3 voire NP 4. En revanche, elle diffère beaucoup du Danien stratotypique.

    G. Bignot fait également un inventaire paléontologique où il cite entre-autres le bryozoaire Calvina kalloensis, quatre brachiopodes thécidés (en cours d'étude par D. Pajaud), le chaetetidé Parachaetetes asvapatii,  les ostracodes Baïrdia montensis, Dumontiana sîellata, Limburgina bilamellosa, L. îongiporacea, L. cf ornatoidella flssurata.

    Il remarque: "(L'anticlinal de Vigny) s'est probablement structuré avant l'épisode sédimentaire récifal, lors des phases compressives de l'extrême fin du Crétacé et au tout début du Paléocène ". Les deux biohermes qui constituent le récif se sont"installés au fond et en bordure d'une dépression localisée d'une région surélevée (anticlinal de Vigny) (...) Les dimensions de la dépression, les particularités du contact (craie durcie et "tubulée") et l'absence de matériel détritique (autre que les silex) suggèrent l'ennoiement d'un poljé d'origine karstique par une mer peu agitée." La situation paléogéographique des biohermes coralgaires de Vigny d'eaux peu profondes (de l'ordre de la dizaine de mètres) et bien éclairées, s'oppose à celle du récif de Fakse à Scléractiniaires azooxanthellés, d'eaux plus profondes (entre 100 et 200 mètres). Ces deux épisodes sont replacés dans un cadre paléogéographique de type rampe carbonatée (fig. 27). Vigny et les autres gisements montiens du Bassin Parisien apparaissent être les témoins d'un large et bref épisode transgressif ayant intéressé une surface importante du craton européen." Vigny est donc Montien, youp la!

    (Revue de Micropaléontologie, vol. 35, n° 3, p. 179-196)

     

     (75) -1993 - J.C. Meyer. Etude sur les sépidés. "Les coquilles de Ceratisepia forment à Vigny des concentrations. On les trouve en association avec de très nombreux Nautiles (Hercoglossa schoelleri, Cimomia heberti, Eutrephoceras bellerophon). Les Nautiles (comme leurs représentants actuels) (...) vivaient en pleine mer. Les zones où se sont faites les concentrations de céphalopodes (réalisant ainsi une thanatocénose) correspondent à un milieu d'arrière-récif très peu pro­fond (wackestone-packstone à Polypiers). Les associations faunistiques et notamment la quarantaine d'espèces de polypiers hermatypiques, impliquent un environnement chaud et peu profond, s'ouvrant, au moins au début de la construction récifale, vers la mer ouverte. "

    (Géobios, mém. spéc. 15, 1993, p. 287–304)

     

    (76) -1995 - O. Ramain donne un très beau mémoire concernant la paléogéographie et l'analyse structurale du Dano-Montien du bassin parisien. L'étude tectono-sédimentaire de Vigny, est détaillée et présente un aperçu complet du gisement. Les corps récifaux sont rattachés au Danien moyen-supérieur (d'après Bignot, 1992 !!!).

     0. Ramain décrit les lithofaciès de Vigny. En ce qui concerne les craies il sépare:

    • La craie en place campanienne à lits de silex noirs entourés d'un cortex blanc;
    • La craie indurée;
    • La craie fluée sans cohésion qui présente des concentrations anomaliques de silex gris blancs à contour anguleux et dont la surface est guillochée et creusée de cupules d'arrachement. Cette craie emballe des blocs de calcaire récifal et de craie "saine". Elle contient "des vides d'aspect ovoïde, tendant à s'effiler vers le haut (...). Il s'agit très vraisemblablement de fluides (air et eau) emprisonnés dans la craie lors de son nuage à l’état pâteux."
    • La craie à bulles visibles sous les olistolithes daniens. L'abondance des bulles dans ce sédiment résulte d'une émulsion entre des fluides (air et eau) et une craie pâteuse. "Ce faciès constitue un bon indice de glissement en masse d'olistolites sur une pâte crayeuse qui sert alors de semelle."
    • La craie éboulée, qui correspond à l'ancienne dénomination "craie de recouvrement récifal", qui emballe des olistolites.
    • Le "faciès récifal crayeux" jamais en place et fiche en microfaune danienne (Foraminifères planctoniques) et en fragments bioclastiques. Ce faciès est bioturbé (remplissages géotropes sans orientation définie).

    Pour ce qui est des calcaires organogènes 0. Ramain reprend à peu de choses prés les séparations établies par les auteurs antérieurs sous des dénominations nouvelles:

    - les faciès bioclastiques (démantèlement d'un récif);

     - les sables calcaires qui correspondent à l'ébauche d'un chenal avec plaquages bioconstruits (tombant récifal);

     - les faciès de chenaux butant sur l'escarpement crayeux et où l'on reconnaît les deux épisodes distincts superposés (chenal inférieur et supérieur) de Desmidt (1960) et Guillevin (1976). "Dans les deux chenaux on trouve aussi des figures de progradation associées, quand cela est encore visible, à de larges auges (qui) indiquent une sédimentation des clastes dans un milieu plus ou moins dynamique".

     0. Ramain donne ensuite une description des sites et des relations géométriques entre les lithofaciès observés. Ces données qui constituent le corps principal de son étude, seront ici discutées. Mais l'apport principal d'O. Romain est d'ordre tectonique. Les falaises sont des reliefs hérités d'une tectonique active (répliques de la faille de Banthelu) durant tout l'épisode récifal.

    Deux directions sont observables.

    • Les failles N 120 observables sur l'ensemble du site et dont le jeu est à l'origine d'épisodes "catastrophiques" marqués par des coulées de craie entraînant des olistolites. Trois de ces épisodes sont repérables. Le troisième est important car il est à l'origine de la craie éboulée et du pendage N 20 du chenal supérieur.

     

    • Les failles N 20 plus difficiles à repérer mais très importantes pour expliquer la disposition paradoxale de certains faciès.

    L'activité tectonique a exercé un contrôle sur la disposition des chenaux et, selon O. Ramain, permettent de déduire leur sens de progradation: de l'ouest vers l'est (p. 85) (direction que j'avais indiqué sur la base d'une argumentation différente en 1987), Cependant l'auteur note plus loin à propos des calcaires massifs du Bois des Roches (p. 89) "II est cependant vraisemblable qu'ils soient à l'origine des clastes qui forment les chenaux", autrement dit les apports se seraient faits du nord-est vers le sud-ouest… Malgré quelques contradictions (et surtout quelques emprunts sans source...) ce travail constitue une base essentielle pour la compréhension du gisement du Bois des Roches.

    (Mém. Aptitude à la Géologie, IGAL, n° 131, 102 pp)

     

    (77) -1997 – G. Bignot & J.R. Geyssant signalent, à nouveau, la présence d’Hercoglossa danica et attribuent une deuxième espèce à Eutrephoceras hebertinum. Ils donnent une liste de mollusques reprise des travaux très anciens de D’Orbigny, Munier-Chalmas, Dollfus et Chavan… Sans d’ailleurs en tirer les conclusions qui s’imposent : à savoir que les faunes de mollusques et surtout les lamellibranches et les gastéropodes n’ont pas de signification stratigraphique véritable à l’exception des céphalopodes ! Et évidemment ils omettent de dire qu’ Hercoglossa danica est un excellent marqueur du Danien, datation que ces auteurs rejettent et qui pourtant est confortée à Vigny  par la présence spectaculaire, et non signalée par Bignot et Geyssant de l’ Hercoglossa scanica, décrit par Rozenkrantz dans le Danien groenlandais. Espèce que j’avais signalé en 1987 (72).  Quant à l’ Eutrephoceras hebertianum il s’agit d’un Cimomia ! Et le récifal de Vigny d’être encore et toujours attribué au seul Montien ….

    (Bull. Inf. Bass. Paris vol 34, n°4, p. 9 à 18)


    (78) -1997 – C. Montenat, O. Ramain, P. Barrier Reprise du travail d’O. Ramain … Reprise des travaux de Desmidt, Guillevin…

    (Actes des Journées Claude-Lorenz, AGBP, Paris, 1997,  pp. 79–88.)

     

    (79) -1998/2011 J. M. Pacaud. Je regroupe ici les publications de J.M. Pacaud .... On devine ce que j'en pense... Vol d'echantillons et de manuscrit, pompage, appropriation d'idées, et silence sur ceux qui ont réellement "bossé" le sujet...

    (80) -2000 – C. Pomerol & G. Bignot font un mixte des problèmes soulevés par la limite K/T et ils abordent, en passant, les polémiques à propos de l’attribution des assises de Vigny au crétacé ou au tertiaire basal. Pour eux le Montien est l’équivalent du Danien moyen OU supérieur… Et toute l’ambigüité de leur argumentation repose sur ce petit « ou »… Car il justifie implicitement l’utilisation du terme sub-scientifique Dano-Montien… Or dans le bassin parisien le Danien est TOUJOURS sous-jacent au Montien : à Laversine et à Montainville… C’est un fait de terrain, pas d’idéologie ! Les faunes sont différentes. La présence d’Hercoglossa danica se vérifie uniquement dans les assises basales, celle des Sigmesalia et d’Eutrephoceras n. sp. Uniquement dans les assises sommitales… Il n’y a aucun passage latéral d’une assise à l’autre…

    Ils s’amusent des cheminements erronés des partisans de la thèse crétacée (Marlière, Desmidt, Rasmussen) et reprochent aux rédacteurs des années 60 leur ignorance ou leur mépris des travaux de P. Marie (1937) qui avait assigné au tertiaire les assises « pisolithiques » du bassin de Paris, sans plus de précision d’ailleurs… Mais Marlière et Desmidt quoiqu’ayant adopté des positions erronées sur l’âge des assises de Vigny ont aussi été de formidables hommes de terrain… Et ce me semble justice que de le souligner! De plus ayant discuté avec Marlière, je puis affirmer qu’il considérait Marie comme un chercheur remarquable… Toutes les observations de nos maîtres passés doivent être repensées analysées à la lumière des progrès (très relatifs) plus récents… Elles allimentent les progrès futurs.

    Le problème de Vigny, en réalité, relève d’une approche scientifique complexe au sens d’Edgar Morin (cf. introduction à la pensée complexe, EST éd. 1990). Il faut croiser les données, faire appel à des domaines exotiques, brasser les idées, éviter les concepts réducteurs, refuser le mépris, accepter l’impossibilité et le doute, ne pas mettre au ban! Ce que ne font pas ici Pomerol et Bignot!

    (COMITÉ FRANÇAIS D'HISTOIRE DE LA GÉOLOGIE - Troisième série - T.XIX, 2000)

     

    (81) -2002 – C. Montenat, P. Barrier , P. Ott d’Estevou… The Vigny limestones : a record of Palaeocene (Danian) tectonic-sedimentary events in the Paris basin. Resucée "petit bras" du travail d’O. Ramain.... Sans O. Ramain évidemment! 

    (Sedimentology, 49, 2002, p. 421-440).

     

     


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